En février 2026, Emmanuel Macron souhaitait une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables d’« actes et propos antisémites et racistes ». Une proposition qui rejoint celle que j’avais portée dès 2023 avec Cécile Cukierman, en déposant une résolution au Sénat visant à rendre inéligibles toutes les personnes condamnées pour racisme ou antisémitisme. Une mesure républicaine concrète.
Depuis trop longtemps, nous assistons à une montée des propos racistes, notamment portés par l’extrême droite. Le racisme et l’antisémitisme ont envahi l’espace public : ils sont banalisés, normalisés et trop souvent tolérés. Cette banalisation grandissante des discours racistes et antisémites s’est encore renforcée avec l’arrivée dans le débat politique et médiatique de personnalités comme Éric Zemmour, condamné pour provocation à la haine raciale, Jordan Bardella ou Sarah Knafo.
Il est temps de franchir une étape décisive : on ne doit plus pouvoir être élu lorsqu’on a été condamné pour des propos racistes ou antisémites. La République ne peut pas, d’un côté, condamner le racisme dans ses tribunaux et, de l’autre, laisser ses auteurs siéger dans ses assemblées. Cette contradiction est insupportable.
Nous ne pouvons plus nous contenter de condamnations de principe. Celles et ceux qui répandent la haine raciste ne méritent pas la confiance du suffrage universel. Faire de l’inéligibilité la conséquence d’une condamnation pour racisme ou antisémitisme, c’est affirmer clairement que la République respecte ses valeurs fondamentales.
