Partout, dans le monde, les crimes et délits visant les personnes LGBTQ+ en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre continuent de progresser à un niveau alarmant. Selon les données 2025 de l’ILGA World, l’homosexualité reste réprimée par la loi dans 64 pays, et dans 12 d’entre eux, elle est passible de la peine de mort.
Derrière ces statistiques, ce sont des milliers de vies abîmées, des milliers de personnes qui subissent au quotidien insultes, discriminations, harcèlement et violences simplement pour être ce qu’elles sont. Cette réalité est inacceptable dans une société fondée sur l’égalité et le respect de la dignité humaine. Elle l’est encore plus quand elle est organisée, cautionnée, voire encouragée par des États.
C’est précisément ce qui se passe au Sénégal. Ces derniers mois, la répression anti-LGBTQIA+ s’y est considérablement durcie. Des personnes sont arrêtées, emprisonnées, livrées à la violence de la foule, parfois chassées de chez elles par leur propre famille. L’homosexualité y est criminalisée, et le climat politique actuel a libéré une hostilité sociale qui fait peser une menace réelle et quotidienne sur des milliers d’individus. Nombre d’entre eux n’ont d’autres choix que de fuir et certains trouvent refuge à Paris.
Face à cette situation, je n’ai pas voulu me contenter de dénoncer. J’ai déposé un vœu au Conseil de Paris, qui a été adopté, pour que la Ville prenne ses responsabilités : accueillir dignement les personnes exilées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, garantir leur protection et renforcer les moyens des associations parisiennes qui les accompagnent au quotidien. Ces associations font un travail remarquable, souvent avec des ressources insuffisantes.
Paris a toujours été, dans son histoire, une ville refuge. Une ville où l’on peut exister librement, aimer librement et être soi librement.
